Comment réduire la pollution intérieure chez vous ?

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Comment réduire la pollution intérieure chez vous ?

Comment réduire la pollution intérieure chez vous ?

Comment réduire la pollution intérieure chez vous ?

02 avril 2020
Les sources de pollution intérieure sont multiples… et nocives. Conseils pour purifier votre air et mieux respirer chez vous.

 

Particules fines, alerte pic de pollution… ces notions sont devenues familières aux habitants des grandes agglomérations, conscients de respirer chaque jour un air d’une qualité variable. Alors que nous passons beaucoup de notre temps à l’intérieur, nous sommes en revanche moins conscients de l’importance de la pollution intérieure. Elle provoque des irritations oculaires ou cutanées, des difficultés à respirer, et peut, après une exposition prolongée, entraîner des allergies sévères, de l’asthme, voire des cancers. Cette dégradation de l’air intérieur causerait, d’après une étude de l’ANSES1, plus de 20 000 décès par an en France, et mérite d’être prise au sérieux.

 

Les sources de pollution intérieure

De nombreux éléments vicient la qualité de l’air que nous respirons à l’intérieur. Citons les polluants biologiques, comme les bactéries, virus, toxines et les moisissures qui s’épanouissent dans les ventilations ou canalisations mal entretenues, ou encore les allergènes dégagés par les plantes, animaux domestiques, acariens.

Mais les sources les plus diverses et dangereuses sont les polluants chimiques, tels le monoxyde de carbone, les solvants des peintures et des produits ménagers, la colle, les produits de traitement du bois, pour la plupart cancérigènes, mais aussi les phtalates contenus dans le plastique, le plomb…

La poussière que nous inhalons contient des particules allergènes, des pollens, des fumées, ainsi que des fibres émises par certains matériaux (laine de verre, amiante, sisal) qui restent en suspension dans l’air après des travaux, des sessions de bricolage ou de ménage. Le tabac, faut-il encore le rappeler, contient plus de 3000 substances nocives et cause des cancers, que l’on soit fumeur actif ou passif. Un constat alarmant heureusement compensé par la possibilité d’améliorer la qualité de son air intérieur.

 

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Veiller au renouvellement de l’air

Tous ces composés toxiques le sont aussi en raison de leur forte concentration. Prenez l’habitude d’aérez votre maison en grand chaque matin en ouvrant toutes les fenêtres pendant 30 minutes minimum, vous évitez ainsi l’accumulation de fibres, particules et composés organiques volatils. La qualité de votre ventilation est cruciale, afin de limiter l’entrée de polluants en provenance de l’extérieur tout en assurant un renouvellement régulier de votre air intérieur. Une VMC (ventilation mécanique contrôlée) bien entretenue évitera aussi la prolifération des moisissures dans vos pièces d’eau et canalisations.

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Faire le ménage très régulièrement

Limitez le nombre de particules irritantes en suspension en éliminant la poussière au moins une fois par semaine chez vous, davantage si vous vivez à proximité d’un axe routier important ou si vous êtes fumeur. Pensez à nettoyer l’intérieur de vos vitres, où se déposent de nombreuses substances. Changez d’éponge a minima une fois par mois, et éliminez les bactéries qui s’y installent en la faisant chauffer chaque soir deux minutes au micro-ondes, après l’avoir bien mouillée. Veillez à faire sécher vos serviettes de toilette dans un endroit bien aéré afin d’éviter la prolifération de champignons.

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Modifier ses produits d’entretien

L’importance d’un ménage régulier ne justifie pas l’utilisation d’une foule de produits ménagers, encore plus toxiques. Privilégiez les produits naturels comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude et le savon noir, capables à eux trois de remplacer l’ensemble de vos produits d’entretien. Bannissez l’eau de Javel, soupçonnée d’augmenter la vulnérabilité des enfants aux infections ORL. Enfin, évitez les mélanges de produits, susceptibles de déclencher des émanations très toxiques.

Une fois toutes ces bonnes habitudes prises, vous pourrez enfin respirer un grand coup.

 

1 – Etude de l’ANSES Étude exploratoire du coût socio-économique des polluants de l’air intérieur – Avril 2014

Clémentine Garnier